All photos: Richard Mardens, Canada Ocean Racing Inc
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When you and the team have worked hard to prepare for a major event, not making it to the start line is incredibly difficult.
Getting our boat, EMIRA IV, to Canada for a summer of training was a major project, but it gave me exactly what I needed: time onboard. I spent many days on the water learning how the boat performs, understanding her systems, and building the muscle memory that is so important when racing offshore alone.
While in Canada, we also identified a number of improvements we wanted to make to the boat and her systems. The plan was to return to the UK, complete the most important work, and then set off on my qualifying passage for November’s Route du Rhum, which was to be my first solo race on EMIRA IV.
But during the delivery back to Europe, we encountered an unexpected problem with the boat’s power systems. We lost all power and were unable to resolve the issue at sea, forcing us to return to port in Canada. Even with the help of several experts onshore, we couldn’t fully solve the problem and eventually had to make our way back to the UK with limited functionality.
Once there, the team worked incredibly hard to troubleshoot the issue and get the systems running properly again. We eventually succeeded, but the delay cost us valuable time in what was already a compressed schedule and put even more pressure on the remaining work before my qualifying passage.
One of the most important jobs was upgrading the onboard computer, which had been faulting because it didn’t have enough memory. That computer sits at the centre of several critical safety and navigation systems, including radar, OSCAR (a collision-avoidance system), AIS (Automatic Identification System), and the boat’s alarms.
Despite everyone’s best efforts, there simply wasn’t enough time to complete and thoroughly test the upgrade before I needed to leave.
There is a time limit to qualify for races like the Route du Rhum, so to meet the deadline, I was still setting up and testing the computer systems as I left the dock. Some alarms were not yet configured, while others were triggering in error. I continued trying to sort things out at sea, but I quickly became sick while working at the computer as I sailed upwind in 25 knots of wind against the current in the English Channel, one of the busiest shipping areas in the world.
I’ve always been open about my struggle with seasickness. When it gets bad, it becomes much more difficult to work effectively at the computer and troubleshoot technical issues, and in those moments I need complete confidence that the safety systems around me are working exactly as intended.
Instead, I was staring at a computer screen trying to adjust the settings in difficult upwind conditions, which quickly brought on seasickness that made it impossible to fix the issue and confidently get back to sailing.
I had to be honest with myself about the risks. Continuing would have meant pushing on while sick, in difficult conditions and heavy shipping traffic, without the level of confidence I needed in the boat’s safety systems.I made the difficult decision to turn back, and that decision meant missing the final opportunity to complete my qualification.
It is incredibly disappointing after everything that has gone into getting to this point. At the same time, offshore sailing demands that you know when the risks have become unacceptable. Sometimes the hardest decision is not to keep going, but to turn back.
I’m extremely grateful to the team for the enormous amount of work they have put into preparing EMIRA IV and for the support they have given me throughout this process.
And thank you to everyone who has supported Canada Ocean Racing and me on this journey. Your belief and encouragement mean a huge amount to me.
Pourquoi je ne participerai pas à la Route du Rhum cette année
Lorsque l’on a travaillé dur avec son équipe pour se préparer à un grand événement, ne pas parvenir jusqu’à la ligne de départ est extrêmement difficile.
Amener notre bateau, EMIRA IV, au Canada pour un été d’entraînement a été un projet considérable, mais cela m’a donné exactement ce dont j’avais besoin : du temps à bord. J’ai passé de nombreux jours sur l’eau à apprendre comment le bateau se comporte, à comprendre ses systèmes et à développer les automatismes qui sont si importants lorsque l’on navigue seul au large.
Au Canada, nous avons également identifié un certain nombre d’améliorations que nous souhaitions apporter au bateau et à ses systèmes. Le plan était de rentrer au Royaume-Uni, d’effectuer les travaux les plus importants, puis de partir pour ma navigation qualificative en vue de la Route du Rhum de novembre, qui devait être ma première course en solitaire sur EMIRA IV.
Mais lors du convoyage de retour vers l’Europe, nous avons rencontré un problème imprévu avec les systèmes électriques du bateau. Nous avons perdu toute alimentation électrique et n’avons pas pu résoudre le problème en mer, ce qui nous a obligés à retourner au port au Canada. Même avec l’aide de plusieurs experts à terre, nous n’avons pas réussi à résoudre complètement le problème et avons finalement dû reprendre la route vers le Royaume-Uni avec des fonctionnalités limitées.
Une fois arrivés au Royaume-Uni, l’équipe a travaillé sans relâche pour identifier l’origine du problème et remettre les systèmes en état de fonctionnement. Nous avons finalement réussi, mais ce contretemps nous a fait perdre un temps précieux dans un calendrier qui était déjà très serré et a encore accru la pression sur les travaux restants avant ma navigation qualificative.
L’un des travaux les plus importants consistait à mettre à niveau l’ordinateur de bord, qui rencontrait des problèmes parce que sa mémoire était insuffisante. Cet ordinateur est au cœur de plusieurs systèmes essentiels de sécurité et de navigation, notamment le radar, OSCAR (un système d’évitement des collisions), l’AIS (système d’identification automatique) et les alarmes du bateau.
Malgré tous les efforts de l’équipe, nous n’avions tout simplement pas suffisamment de temps pour terminer cette mise à niveau et la tester de manière approfondie avant mon départ.
Il existe une date limite pour se qualifier à des courses comme la Route du Rhum. Pour respecter cette échéance, je continuais donc à configurer et à tester les systèmes informatiques au moment de quitter le port. Certaines alarmes n’étaient pas encore configurées, tandis que d’autres se déclenchaient de manière intempestive. J’ai continué à essayer de régler les problèmes en mer, mais je suis rapidement tombé malade alors que je travaillais sur l’ordinateur, au près, dans 25 nœuds de vent et à contre-courant dans la Manche, l’une des zones de navigation les plus fréquentées au monde.
J’ai toujours été transparent sur mes difficultés avec le mal de mer. Lorsqu’il devient important, il devient beaucoup plus difficile de travailler efficacement sur l’ordinateur et de résoudre des problèmes techniques. Dans ces moments-là, j’ai besoin d’avoir une confiance totale dans le fait que les systèmes de sécurité autour de moi fonctionnent exactement comme prévu.
Au lieu de cela, je me retrouvais face à un écran d’ordinateur à essayer d’ajuster les réglages dans des conditions difficiles au près, ce qui a rapidement déclenché un mal de mer qui m’a empêché de résoudre le problème et de reprendre la navigation avec confiance.
J’ai dû être honnête avec moi-même sur les risques. Continuer aurait signifié avancer malgré le mal de mer, dans des conditions difficiles et avec un trafic maritime important, sans avoir le niveau de confiance dont j’avais besoin dans les systèmes de sécurité du bateau.
J’ai pris la difficile décision de faire demi-tour, ce qui signifiait manquer la dernière occasion de terminer ma qualification.
C’est extrêmement décevant après tout le travail accompli pour en arriver là. Mais en même temps, la navigation au large exige de savoir reconnaître lorsque les risques deviennent inacceptables. Parfois, la décision la plus difficile n’est pas de continuer, mais de faire demi-tour.
Je suis extrêmement reconnaissant envers l’équipe pour l’immense travail accompli pour préparer EMIRA IV et pour le soutien qu’elle m’a apporté tout au long de ce processus.
Et merci à toutes celles et ceux qui ont soutenu Canada Ocean Racing et moi-même tout au long de cette aventure. Votre confiance et vos encouragements comptent énormément pour moi.